Samantha Hurley from Burst

Le Reiki, c’est aussi une philosophie de vie ! En effet, il ne peut y avoir de profonde guérison sans modification de sa conscience. L’éthique du Reiki se base sur les cinq idéaux de l’empereur japonais Meiji. Des sortes de mantra quotidiens pour gagner en sagesse et en harmonie. Le premier d’entre eux concerne la colère. Vaste programme…

Ce matin encore, je me suis mise en colère. Ma fille de quatre ans traine pour se laver les dents, et nous risquons de ne pas arriver à l’heure à l’école… Une provocation de trop, et la colère surgit sans que je puisse en prendre conscience, comme venue de nulle part ! Pourtant, c’est bien moi qui me suis « mise » en colère. Ou plutôt, mon égo. Cette part de moi qui veut tout contrôler et qui se trouve sans arrêt contrariée par la vie, par les autres (l’enfer, quoi).

Pourquoi se met-on en colère ?

Très souvent, la colère exprime un besoin non satisfait, une attente démesurée. Une soir de pouvoir, de reconnaissance, d’immédiateté. Cette attente est toujours une erreur, une mauvaise compréhension de la réalité des choses. En gros, je voudrais que le monde soit toujours comme je veux. Mais malheureusement, il est juste… le monde tel qu’il est ! Et – c’est bien ballot – je ne suis pas le maître du monde, donc la plupart du temps, je n’y peux rien.

Comme si on envoyait un ballon en feu, la colère nous brûle avant de brûler les autres.

Pourquoi la colère est un problème ?

Comme tout signal (de fatigue, de tension…), la colère n’est pas un problème en soi. Elle est même riche d’enseignements pour progresser. Mais à la longue, elle crée des dégâts sur le corps. A chaque crise, le système nerveux libère de l’adrénaline qui réduit les vaisseaux sanguins et augmente le rythme cardiaque… ce qui favorise les maladies cardio-vasculaires.

Comme si on envoyait un ballon en feu, la colère nous brûle avant de brûler les autres.

Comment éviter la colère ?

Si c’est trop tard, vous ne pourrez pas faire grand chose de plus que taper sur un coussin… S’il est encore temps, il est intéressant de centrer son regard sur son monde intérieur, plutôt que sur la cause de la colère. Observez les sensations du corps juste avant que la colère n’éclate, devenez spectateur de cette émotion. La méditation aide à prendre cette habitude de mettre l’esprit sur pause pour « voir » ce qui surgit sans juger. Une distanciation nécessaire pour reconnaitre nos attentes, et endosser la pleine responsabilité de cette colère. Je me rends compte que ce matin, ce qui m’a vraiment frustrée, c’est que je ne suis pas une mère parfaitement organisée. Que je culpabilise d’avoir réveillé ma fille trop tard et que je veux plaire à la maîtresse en arrivant à l’heure (à 37 ans, et oui…).

Pourquoi « pour aujourd’hui » ?

Personne ne pourrait maîtriser ses émotions tout le temps, jusqu’à la fin de sa vie. Par contre, on peut faire attention à sa météo intérieure pendant un quart d’heure, puis une demi-heure, une heure, une demi-journée… Pour arriver à tenir une journée, et renouveler son mantra le lendemain ! Comme l’esprit comprend mieux les affirmations positives, je vous invite à le traduire par « aujourd’hui, je suis en paix ».

Et de temps en temps, une séance de reiki aide à dégazer et harmoniser ses relations !