Matthew Henry from Burst

Nous sous-estimons souvent notre capacité de changer, d’évoluer, de nous transformer. Pourtant, nous sommes biologiquement adaptés au changement.

« Fais confiance à ta biologie car elle est faite pour s’adapter. Tu sauras devenir le nouveau toi ».  C’est un conseil reçu il y a quelques années qui m’a vraiment aidée. Parfois, à l’approche de la quarantaine, on se retrouve coincé dans notre identité, notre quotidien, nos choix du passés, nos douleurs… On aimerait évoluer, mais notre réalité semble déjà tellement déterminée que les bras nous en tombent. On manque d’énergie pour se lancer, on a l’impression de ne pas être à la hauteur de la nouvelle vie que l’on projette, on a peur de la réaction des autres, de l’impact de notre décision sur les autres… Et pourtant. Il arrive un jour où il devient possible d’évoluer, d’accepter cet appel vers ces mutations intimes. Un jour où on se dit : « et si on regardait les choses telles qu’elles pourraient être ? Et si je pouvais être vraiment moi plutôt que ce personnage que j’ai construit ? Et si je pouvais enfin devenir maître de ma vie ? ».

Le changement, c’est juste un nouvel équilibre

Si c’est le bon moment pour soi, le corps nous aidera à rendre les changements possibles. Ce peut être très brutal, mais il ne faut jamais avoir peur de changer. Même si la crise peut remuer, le corps et l’esprit retrouveront un nouveau point d’équilibre. Notre corps et notre esprit ont toutes les ressources pour cela, ils sont programmés pour cela. D’ailleurs, nous changeons de corps tous les 10 ans, alors pourquoi on ne changerait pas d’histoire, de personnalité, d’environnement, d’activités ? Mais pour changer, encore faut-il s’accorder du temps et accepter d’être dans un état « jus de chaussette » (la chenille baigne effectivement dans un jus de chaussette avant de devenir papillon). Et avant tout, il faudra traverser le deuil de l’équilibre précédent, et considérer ce qu’il présentait aussi comme avantages pour nous. En bref, changer c’est s’adapter au temps de sa biologie… et lui faire confiance !