Juste pour aujourd’hui, de la bienveillance

Juste pour aujourd’hui, de la bienveillance

Photo by Sarah Pflug from Burst from Burst

Le cinquième et dernier précepte du Reiki concerne la bienveillance. « Juste pour aujourd’hui, sois bon envers les autres ». Curieusement, c’est sans doute le précepte le plus exigeant. Il semble pourtant extrêmement simpliste, mais si on y réfléchit, il demande un réel engagement et une vraie introspection pour l’appliquer au quotidien.

Depuis quelques années, la bienveillance s’invite partout : dans la famille, l’entreprise, l’école, les séminaires de développement personnel… La gentillesse est ultra tendance ! Soit, c’est évident, la plupart des êtres humains ne veulent pas spécialement faire du mal aux autres. On essaie tous d’être « quelqu’un de bien », selon nos critères, nos valeurs et notre éducation. Mais en réalité, on sait très bien que dans l’absolu, il n’y a ni bien ni mal. Pour reprendre la maxime de Pascal, « L’homme n’est ni ange ni bête, et le malheur veut que qui veut faire l’ange fait la bête ». Par contre, une chose est certaine : il y a des actes qui nous rapprochent des autres, et d’autres qui nous en éloignent et génèrent de la souffrance. Alors, comment être plus lucides sur nos impacts et harmoniser nos relations ? Comment être plus à l’écoute, présent, disponible et aidant ?

La bienveillance, c’est dire « je ne sais pas »

Prendre soin des autres, c’est d’abord connaître ses propres motivations dans la relation : ai-je un intérêt, des attentes, ou un besoin de reconnaissance à clarifier ? Ce n’est pas une mauvaise chose, mais en prendre conscience permet d’être plus vigilant face à nos dérives et manipulations. Ensuite, prenez un instant pour vous interroger sur votre perception de l’autre, c’est-à-dire, ce que vous pensez savoir de votre interlocuteur. Demandez-vous quelle image que vous avez de votre relation et de vous-même. Et admettez que tout cela, ce n’est que votre construction mentale. Vos jugements et vos attentes n’existent que pour vous. En fin de compte, on ne sait jamais rien du monde de l’autre, ici et maintenant.

Aussi, je vous conseille d’adopter la « je sais pas » attitude. Autrement dit, accordez toujours aux autres le bénéfice du doute, écoutez l’autre sans chercher à imposer votre avis. Vous arriverez alors à vivre la situation avec une certaine fraicheur positive. Les échanges seront plus fluides et respectueux. Par exemple, votre chef est généralement très critique. Il entre en trombe ans votre bureau à 9h ce matin, l’air soucieux, et vous sentez que vous vous crispez parce que « le connaissant », vous vous attendez à une réaction négative. En réalité, il cherchait juste un dossier et comme vous souriez, il vous dit bonjour (pour une fois). La vie est pleine de ces bonnes surprises, où on gagnerait à ne rien penser, à ne pas laisser trop de place à notre tri automatique « j’aime », « je n’aime pas.

Cela fonctionne aussi si on connait la personne depuis des années. Par exemple, vous pensez connaître parfaitement votre conjoint(e), mais lui/elle comme vous, vous changez d’instant en instant. Donc votre échange au moment présent est forcément unique.

Être bon, c’est mieux s’aimer

Finalement, comment pouvez-vous être « bon » aujourd’hui ? Prenez soin de vous-mêmes et de votre monde intérieur. Pour être juste, efficace et lucide dans votre échange, vous devez savoir quels mécanismes émotionnels les autres activent en vous, quelles projections spontanées vous viennent le plus souvent, qu’est-ce que les autres vous renvoient de votre passé (peurs, culpabilités…). Une fois qu’on connait mieux notre mode relationnel et qu’on a cerné ses failles, il devient possible de s’aimer, se pardonner et de s’accepter. Et du coup, il devient aussi possible d’accepter l’autre dans ses propres limites. C’est un réel choix à faire, et à tenir dans le temps. Pour être bienveillant, il faut s’entraîner à développer cette ouverture.

La bienveillance, c’est se relier

En faisant cela, nous comprenons que nous ne sommes pas des êtres isolés. Nous sommes une infime partie de l’humanité. Nous avons tous un but commun (le bonheur !). Nous avons tous le même potentiel de sagesse, et nous avons tous les mêmes freins (notre égo, nos attachements…). Toutes les formes de vie sont interconnectées, interdépendantes, et chaque personne est un monde aussi vaste que nous ! Être « bon » n’est plus une injonction, au sens de faire une « bonne action ». C’est juste une façon d’être, naturelle, rayonnante et lucide.

Méditation et Reiki : travaille dur sur toi-même !

Méditation et Reiki : travaille dur sur toi-même !

Photo by Brodie Vissers from Burst

Aujourd’hui, on se concentre sur la discipline avec le quatrième idéal du Reiki : « juste pour aujourd’hui fais ton devoir entièrement », ou « travaille dur sur toi-même ». Une rigueur pas toujours évidente… Voici quelques clés pour se remotiver à pratiquer la méditation et le Reiki.

Même s’il peut être appliqué à toutes les sphères de la vie, cet idéal évoque principalement la pratique du Reiki et de la méditation. Comme un sportif s’entraîne tous les jours, il faut de la régularité pour progresser, constater les bénéfices du Reiki, qui nous encourageront à être réguliers etc… C’est pourquoi, chaque jour, on s’astreint à pratiquer, encore et encore. En explorant rigoureusement notre monde intérieur, on peut ressentir la densité de ce refuge, sa fiabilité et la justesse d’y puiser nos ressources. Bien sûr, cette discipline ne doit pas induire de crispation, ni d’attente de résultat. Bien au contraire, la persévérance doit se faire dans la joie, la détente et la bienveillance envers soi-même… sans complaisance pour autant !  

Travailler c’est trop dur ?

Bien sûr, c’est toujours simple de pratiquer quand on en ressent l’envie, qu’on a le temps et rien « de mieux » à faire. C’est moins évident de faire dix minutes de Reiki lors des journées difficiles.  Il est 20h30, les enfants sont couchés, je pourrais pratiquer mais…. J’ai envie de m’avachir devant cette série, ou j’ai 10 000 autres choses à faire (vraiment plus urgentes et importantes ?), ou je suis découragé(e) car j’ai l’impression de ne pas progresser…

Dans ces situations,  et sur le long terme, comment garder la motivation ? En fait, c’est presque impossible si on n’est pas certain du but qu’on recherche. C’est presque impossible si la pratique n’est pas vraiment notre priorité, si on n’a pas la certitude que nous suivons une voie juste et essentielle pour nous. Quand on a cette conviction, et qu’on a expérimenté les bienfaits de la pratique, on sait que notre bonheur et notre éveil ne dépendent que de nous… et de notre travail !

L’envie d’avoir envie

En se reconnectant à la source de notre engagement, on retrouve l’envie d’avoir envie. On comprend aussi qu’on a le temps et les qualités nécessaires pour pratiquer. Du coup, ne pas pratiquer, ce serait malhonnête envers la vie et nous-même. Cette pratique, on la mérite, et l’univers aussi. Et si on n’arrive toujours pas à se motiver, cela vaut peut-être le coup de prendre une minute pour sentir sa météo intérieure et se demander vraiment pourquoi (quelle douleur ou limites cela vous renvoie ?). Si c’est occasionnel, ce n’est absolument pas grave. Le REIKI est un chemin de vie, avec ses hauts et ses bas. L’essentiel est d’avoir plus de jours « avec » que « sans »… Et de temps en temps, recevoir une séance de Reiki aide à retrouver l’élan !

Juste pour aujourd’hui, montre de la gratitude

Juste pour aujourd’hui, montre de la gratitude

Brodie Vissers from Burst

Le troisième « idéal » Reiki concerne la gratitude. Et l’enthousiasme, c’est un muscle qui se travaille ! Alors quelle est votre raison de dire merci aujourd’hui ?

La gratitude, c’est éprouver de la reconnaissance pour soi, pour les autres et la vie entière. Les fêtes de fin d’année sont une magnifique occasion d’éprouver de la gratitude. L’occasion de se dire merci pour les bons moments de l’année écoulée, et ceux à venir.  Profitons-en aussi pour célébrer nos réussites, nos coups de chance… et notre croissance personnelle ! En un an, nous avons forcément appris, changé, évolué. Il y a de quoi être reconnaissant…

 La gratitude, une hygiène de vie

Parmi les bonnes résolutions, on pourrait décider de faire de la gratitude une hygiène de vie. Et si on commençait chaque matin en se disant que c’est un miracle d’être encore en vie, et que de ce fait tout est encore possible ? Éprouvons de la gratitude pour les petits et grands cadeaux du quotidien qui nous attendent, mais aussi de la gratitude pour notre passé, nos expériences, les destins que nous avons croisés. On peut éprouver de la gratitude pour les bons moments, et les moins bons aussi… C’est assez simpliste, mais j’ai mis des années à comprendre que les grosses galères de ma vie ont été sources de puissants enseignements, ou qu’ils étaient des étapes nécessaires pour accéder au bonheur. Des années à comprendre que tout a un sens au final, et que tout est parfait. Quand on ne se considère plus comme une victime, on devient pleinement responsables de sa réalité, en harmonie avec l’univers.

Les 3 kifs par jour

 Bref, on a toujours une bonne raison de dire merci et se réjouir de sa journée et de ses relations. Ça fait du bien d’énumérer nos bénédictions plutôt que de se lamenter, de ressasser le sentiment de « je n’ai pas de chance ». En nous concentrant sur l’abondance de belles choses que nous recevons, nous en attirons d’autres ! Et ça se travaille tous les jours. Les 3 kifs par jour de Florence Servan-Schreiber ça vous parle ? En gros, il s’agit de noter à la fin de la journée trois évènements pour lesquels on peut être reconnaissant. Tous les jours, même (et surtout) les jours pourris. Alors on s’y met tous en 2020 ? A vos carnets !

« Juste pour aujourd’hui, point de soucis »

« Juste pour aujourd’hui, point de soucis »

Samantha Hurley from Burst

Suite de la présentation des cinq idéaux du Reiki ! Aujourd’hui, il concerne l’inquiétude et du stress. Vous savez, ces petits moulins dans nos cerveaux qui nous empêche de savourer le moment présent et ses potentialités…

Ce second précepte du Reiki me fait toujours penser à une anecdote personnelle… C’était il y a quelques années déjà. Nous faisions une randonnée avec un ami en Auvergne. Il faisait froid, nous étions clairement perdus, sous une pluie qui commençait à être très pénible. Arrivés à un embranchement, il affirme très sûr de lui : « On prend à droite ». Dubitative, je lui demande : « Mais comment tu sais que c’est le bon chemin ? ». Il me répond alors cette phrase magnifique, avec un grand sourire : « Je n’en ai aucune idée. Mais le pire n’est jamais certain, et le doute ne paie pas ». Et devinez quoi ? Il avait raison… J’y repense souvent quand je panique, quand un choix me semble trop lourd à faire, quand je m’inquiète trop des conséquences potentielles des situations…

Le souci est un mauvais calcul

Quand on y pense, c’est fou comme la peur régit nos vies et nous paralyse. Difficile de trouver la paix quand on panique pour tout, quand on se sent responsable de tout, quand on anticipe tout de manière négative. C’est très difficile d’être avec les autres, de les considérer quand les préoccupations envahissent notre esprit. Et par-dessus le marché, c’est souvent un mauvais calcul. Avoir peur de quelque chose l’attire immanquablement… Pour éviter ces ruminations, rien de tel que la méditation pour apprendre à la voir apparaître, et les lâcher.

La vie sans stress, c’est vivre dans l’instant

Évidemment, ne pas se faire du souci, ça ne veut pas dire se désinvestir des situations que l’on rencontre, ni de se désintéresser des problèmes du monde. C’est plutôt dissocier ce qui dépend de nous (le présent, nos actions, nos pensées), et ce qui n’en dépend pas (le passé, l’avenir, les actes des autres). Petit à petit, grâce à cette détente, on peut vivre de manière plus lucide l’instant présent. On quitte les lunettes grises et on laisse la place à la bonne surprise, au changement, à l’improvisation et aux synchronicités positives. On voit enfin les signes qui pourraient nous sortir de situations désagréables, les autres options réalistes. Et alors, on se rend compte que finalement… il n’y a pas vraiment de soucis ! Comme disait Marie Curie, « Dans la vie, rien n’est à craindre. Tout est à comprendre ».

« Juste pour aujourd’hui, ne te mets pas en colère »

« Juste pour aujourd’hui, ne te mets pas en colère »

Samantha Hurley from Burst

Le Reiki, c’est aussi une philosophie de vie ! En effet, il ne peut y avoir de profonde guérison sans modification de sa conscience. L’éthique du Reiki se base sur les cinq idéaux de l’empereur japonais Meiji. Des sortes de mantra quotidiens pour gagner en sagesse et en harmonie. Le premier d’entre eux concerne la colère. Vaste programme…

Ce matin encore, je me suis mise en colère. Ma fille de quatre ans traine pour se laver les dents, et nous risquons de ne pas arriver à l’heure à l’école… Une provocation de trop, et la colère surgit sans que je puisse en prendre conscience, comme venue de nulle part ! Pourtant, c’est bien moi qui me suis « mise » en colère. Ou plutôt, mon égo. Cette part de moi qui veut tout contrôler et qui se trouve sans arrêt contrariée par la vie, par les autres (l’enfer, quoi).

Pourquoi se met-on en colère ?

Très souvent, la colère exprime un besoin non satisfait, une attente démesurée. Une soir de pouvoir, de reconnaissance, d’immédiateté. Cette attente est toujours une erreur, une mauvaise compréhension de la réalité des choses. En gros, je voudrais que le monde soit toujours comme je veux. Mais malheureusement, il est juste… le monde tel qu’il est ! Et – c’est bien ballot – je ne suis pas le maître du monde, donc la plupart du temps, je n’y peux rien.

Comme si on envoyait un ballon en feu, la colère nous brûle avant de brûler les autres.

Pourquoi la colère est un problème ?

Comme tout signal (de fatigue, de tension…), la colère n’est pas un problème en soi. Elle est même riche d’enseignements pour progresser. Mais à la longue, elle crée des dégâts sur le corps. A chaque crise, le système nerveux libère de l’adrénaline qui réduit les vaisseaux sanguins et augmente le rythme cardiaque… ce qui favorise les maladies cardio-vasculaires.

Comme si on envoyait un ballon en feu, la colère nous brûle avant de brûler les autres.

Comment éviter la colère ?

Si c’est trop tard, vous ne pourrez pas faire grand chose de plus que taper sur un coussin… S’il est encore temps, il est intéressant de centrer son regard sur son monde intérieur, plutôt que sur la cause de la colère. Observez les sensations du corps juste avant que la colère n’éclate, devenez spectateur de cette émotion. La méditation aide à prendre cette habitude de mettre l’esprit sur pause pour « voir » ce qui surgit sans juger. Une distanciation nécessaire pour reconnaitre nos attentes, et endosser la pleine responsabilité de cette colère. Je me rends compte que ce matin, ce qui m’a vraiment frustrée, c’est que je ne suis pas une mère parfaitement organisée. Que je culpabilise d’avoir réveillé ma fille trop tard et que je veux plaire à la maîtresse en arrivant à l’heure (à 37 ans, et oui…).

Pourquoi « pour aujourd’hui » ?

Personne ne pourrait maîtriser ses émotions tout le temps, jusqu’à la fin de sa vie. Par contre, on peut faire attention à sa météo intérieure pendant un quart d’heure, puis une demi-heure, une heure, une demi-journée… Pour arriver à tenir une journée, et renouveler son mantra le lendemain ! Comme l’esprit comprend mieux les affirmations positives, je vous invite à le traduire par « aujourd’hui, je suis en paix ».

Et de temps en temps, une séance de reiki aide à dégazer et harmoniser ses relations !