Toute douleur n’est pas souffrance

Toute douleur n’est pas souffrance

 des

Matthew Henry from Burst

Après une séance de Reiki, vous ressentirez peut-être des douleurs ou des troubles désagréables. Vous traversez ce qu’on appelle une crise de guérison. Que sont ces symptômes, et qu’est-ce qu’ils signifient ?

Pour comprendre les crises de guérison, il faut savoir que l’énergie du Reiki fonctionne en quatre étapes. Lors d’une première séance, le Reiki comble les vides, les carences énergétiques. En général, l’expérience est plutôt agréable et revigorante. Cela peut suffire si votre objectif est de vous accorder un moment de détente, un coup de booste, un renforcement de vos défenses immunitaires… Mais si votre objectif est de soulager une douleur vive ou chronique (physique ou mentale), il faudra une seconde séance pour que le Reiki s’attaque aux racines profondes du problème. Le Reiki va alors cibler la zone du corps qui a le plus besoin d’énergie, et va la purifier en éliminant les toxines. Les blocages vont céder, l’équilibre construit autour de ce mal va être bousculé. Devenues inutiles, les protections vont sauter.

Aussi, il va falloir que ces énergies usées « sortent » du corps. Certains ne s’en rendront pas compte tellement les symptômes seront légers, d’autres subiront des nausées, des émotions perturbantes, des diarrhées, des éruptions cutanées, des inflammations, des cauchemars, de l’agitation, de la fatigue… Il vaut mieux le savoir pour ne pas être surpris, et ne surtout pas bloquer ce processus bénéfique de guérison. Ces désagréments dureront quelques heures, tout au plus, quelques jours. Pour accompagner cette purification et apaiser les symptômes, il est bon de prévoir une troisième séance. Enfin, une quatrième séance boucle le processus en enclenchant véritablement votre propre processus d’auto-guérison. C’est-à-dire que votre capacité innée de guérison aura été suffisamment activée pour que vous puissiez poursuivre vous-même le travail, sans aucune volonté particulière.

Entendre le message derrière la douleur

Tout ça pour dire que la douleur peut être une étape importante de la guérison, un signe que le corps va mieux. Bien évidemment, il faudra soulager la douleur. Mais si elle est supportable (je parle bien sûr des petits maux), prenez le temps d’entendre ce message intime, de vivre cette expérience en conscience. Si vous l’acceptez, si vous lui donnez du sens, il est probable que la douleur soit moins désagréable et disparaisse d’elle-même. A l’inverse, si vous lui résistez, que son message n’est pas entendu et que vous ne mettez en place aucun changement (hygiène de vie, habitudes mentales, relations à pacifier…), que vous ne permettez aucune prise de conscience, la douleur reviendra… et sera sans doute plus violente !

Sur ce point, je vous renvoie bien sûr à la lecture de cet ouvrage de référence : « Dis-moi où tu as mal, je te dirais pourquoi » de Michel Odoul. Cette attention à ses ressentis n’a rien à voir avec une attitude narcissique, doloriste ou hypocondriaque. C’est juste prendre la responsabilité de son corps et de sa vie. 

Distinguer douleur et souffrance

Alors, quelle est la différence entre douleur et souffrance ? La douleur est une sensation. La souffrance est l’émotion négative que l’on ajoute à la sensation, et qui accentue le ressenti. Si on ressent de l’apitoiement, de la peur, de la colère, de la culpabilité… on aura tendance à s’enfermer dans la douleur, et peut-être même à la transformer en identité si on s’identifie trop à elle (la douleur peut aussi être une façon inconsciente d’attirer l’attention et la compassion des autres). Comme nos pensées ou nos émotions, la douleur est généralement un simple état qui nous traverse, elle ne doit pas nous définir.

 

Fais confiance à ta biologie

Fais confiance à ta biologie

Matthew Henry from Burst

Nous sous-estimons souvent notre capacité de changer, d’évoluer, de nous transformer. Pourtant, nous sommes biologiquement adaptés au changement.

« Fais confiance à ta biologie car elle est faite pour s’adapter. Tu sauras devenir le nouveau toi ».  C’est un conseil reçu il y a quelques années qui m’a vraiment aidée. Parfois, à l’approche de la quarantaine, on se retrouve coincé dans notre identité, notre quotidien, nos choix du passés, nos douleurs… On aimerait évoluer, mais notre réalité semble déjà tellement déterminée que les bras nous en tombent. On manque d’énergie pour se lancer, on a l’impression de ne pas être à la hauteur de la nouvelle vie que l’on projette, on a peur de la réaction des autres, de l’impact de notre décision sur les autres… Et pourtant. Il arrive un jour où il devient possible d’évoluer, d’accepter cet appel vers ces mutations intimes. Un jour où on se dit : « et si on regardait les choses telles qu’elles pourraient être ? Et si je pouvais être vraiment moi plutôt que ce personnage que j’ai construit ? Et si je pouvais enfin devenir maître de ma vie ? ».

Le changement, c’est juste un nouvel équilibre

Si c’est le bon moment pour soi, le corps nous aidera à rendre les changements possibles. Ce peut être très brutal, mais il ne faut jamais avoir peur de changer. Même si la crise peut remuer, le corps et l’esprit retrouveront un nouveau point d’équilibre. Notre corps et notre esprit ont toutes les ressources pour cela, ils sont programmés pour cela. D’ailleurs, nous changeons de corps tous les 10 ans, alors pourquoi on ne changerait pas d’histoire, de personnalité, d’environnement, d’activités ? Mais pour changer, encore faut-il s’accorder du temps et accepter d’être dans un état « jus de chaussette » (la chenille baigne effectivement dans un jus de chaussette avant de devenir papillon). Et avant tout, il faudra traverser le deuil de l’équilibre précédent, et considérer ce qu’il présentait aussi comme avantages pour nous. En bref, changer c’est s’adapter au temps de sa biologie… et lui faire confiance !

Tout ce qui existe, naît de l’esprit

Tout ce qui existe, naît de l’esprit

Une pensée n’est jamais neutre. Elle a des conséquences concrètes sur nos corps et dans nos vies. Alors pour changer de réalité, cap sur la pensée positive !

Vous connaissez le professeur japonais Masaru Emoto ? Il voulait démontrer que les pensées émettent des vibrations spécifiques, capables de transformer la structure de l’eau. Lors de ses expériences, il observait que l’eau exposée à la vibration de mots bienveillants laissait apparaître des cristaux brillants, complexes et colorés. A l’inverse, l’eau soumise des pensées négatives générait des motifs chaotiques et ternes.

Bien sûr, la méthodologie d’Emoto est largement critiquable. Pourtant, j’ai tout de même la conviction que nos pensées construisent notre monde. Par exemple, si je suis paranoïaque, mon comportement sera bizarre. Du coup, les autres vont agir étrangement envers moi, et renforcer ma paranoïa ! Si je me répète toute la journée que je suis une victime, la vie me donnera sans doute raison à un moment donné… A l’inverse, si nous cultivons des pensées de joie, de paix, de confiance et de bienveillance, notre vie va automatiquement devenir plus fluide et joyeuse. L’énergie suit la pensée. Ce super pouvoir nous appartient !

Et si ça ne change pas le monde, ça nous change en profondeur et ça peut changer nos relations. Alors choisissons dans quel monde nous voulons vivre, affirmons-le par des pensées positives… et posons des actes ! Car l’énergie, c’est ce qui met en mouvement. Par exemple, si je me lève le matin en me disant « qu’est-ce que je peux donner aux autres aujourd’hui ? », il va sans dire que mon implication dans la journée sera très différente que si je me dis « c’est trop injuste, je veux encore une heure de sommeil ». Ainsi, tout au long de la journée, le Reiki de situation colore la vie différemment.

Le Reiki de situation

Si une situation présente, future ou passée est douloureuse ou stressante, vous pouvez faire du « reiki de situation ». L’idée est de visualiser la situation résolue, au lieu de ressasser le « problème ». Fermez les yeux, respirez profondément, et formulez votre pensée positive le plus clairement possible, comme si le but était déjà atteint. Donc pas de négation, utilisez toujours la première personne et le temps présent.

Par exemple : au lieu de penser « je vais trouver un nouveau travail », dites-vous « j’occupe un emploi qui me correspond parfaitement sur tous les niveaux ». Autres exemples : « j’ai une relation harmonieuse avec mon chef », « je suis en parfaite santé », « je suis libérée de cette mémoire »… Et le petit bonus, qui personnellement m’a beaucoup aidée : « je m’aime, je me remercie, je me respecte ». A vos souhaits !

Lors d’une séance de reiki, nous pouvons travailler ensemble sur vos situations. N’hésitez pas à m’en parler !